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Photographie : Réussissez vos portraits !

Photographie : Réussissez vos portraits !

La réalisation de portrait est un exercice compliqué car il fait appel à la maîtrise de nombreux paramètres simultanés. Cet article présente quelques recommandations pour réaliser des portraits en suivants les règles de base. Des règles à contourner, bien entendu, pour exprimer votre sens artistique…

Le cadrage

Remplir le cadre : un portrait a pour sujet une personne (généralement), il ne faut donc pas avoir peur de zoomer sur le visage, de manière à exclure tout autre élément du cadre qui pourrait distraire l’attention. Sauf si cela est voulu.

Maintenir les yeux dans la partie haute de la photo pour un portrait classique. A ce sujet, voir les règles de base dans cet article : « La composition photo : les règles et au-delà« .

Ne pas laisser trop d’espace au dessus de la tête.

Quel format choisir : Horizontal ou vertical ?

Le format horizontal est plus agréable, plus reposant pour le regard car il correspond plus à la vision humaine. Il laisse une impression de calme, de distance.

Le format vertical, dans le cadre d’un portrait, propose plus de proximité avec le sujet, plus d’intimité.

Par exemple un cadrage horizontal peut être plus adapté pour une photo de profil, ou de trois-quart, (laissant de l’espace à droite de la photo si le regard est dirigé vers la droite). Un cadrage vertical pour une photo prise de face, ou de trois-quart, permettra de créer un lien direct, une proximité, avec le sujet.

La mise au point et la netteté des yeux

Réussir la mise au point n’est pas ce qu’il y a de plus facile au début. L’une des caractéristiques les plus recherchées dans la photo de portrait est la netteté des yeux. Un visage parle à travers ses yeux. Plus ils sont nets, plus la photo traduira l’état d’esprit du sujet au moment de la photo, plus la photo sera réussie. Ainsi, il est communément admis que lorsqu’il s’agit de portrait, la mise au point doit être faite sur les yeux.

La mise au point peut être réalisée de deux manières :

  • déplacer le point de focus sur le sujet une fois la photo composé et appuyer à mi-course sur le déclencheur pour mettre au point,
  • faire la mise au point avec le point de focus central puis recomposer la photo ensuite.

La seconde option est risquée puisque lors de la recomposition, il est possible que le photographe et/ou le sujet bouge légèrement, et les yeux (si le focus a été fait sur les yeux) risquent de ne plus être nets.

Quelles sont les principales difficultés de la mise au point ?

  • Il est possible que le sujet bouge après que la mise au point ait été faite (lors de la recomposition par exemple). À grande ouverture, cela peut rendre floue la partie initialement mise au point, même si le sujet ne bouge que de quelques millimètres. Il est conseillé de déclencher plusieurs fois pour accroître les chances d’avoir un bon cliché.
  • Selon l’angle du sujet, de trois quart par exemple, si la photo est prise à grande ouverture (f/3,5, f/2,8,… ) il est possible que seul un des yeux soit net. A partir de f/3,5 et à des ouvertures plus petites, les deux yeux seront probablement nets. Il convient donc de choisir la bonne ouverture en fonction du rendu souhaité.
  • Obtenir des yeux très nets à de grandes ouvertures est difficile. Si vous ne parvenez pas à obtenir un résultat satisfaisant, réduisez l’ouverture légèrement en passant de f/2,8 à f/3,5 ou f/5,6 par exemple. La flou artistique en arrière plan en sera peut-être légèrement affecté, mais la mise au point et la netteté des yeux sera meilleure.
Netteté des yeux

Netteté des yeux

Une règle simple à retenir

Il est conseillé de fixer la vitesse d’obturation à au moins deux fois la longueur focale utilisée pour la prise de vue. Si vous utilisée une longueur focale de 70mm, la vitesse d’obturation devrait être à 1/140. Par ailleurs, une vitesse élevée permet de palier les micro-mouvements / tremblements de la main si l’appareil n’est pas sur trépied, ou des micro-vibrations de l’appareil si celui-ci est sur trépied.

Un dernier conseil quant à la netteté :

Si l’objectif possède une fonction pour compenser les vibrations et que l’appareil est sur trépied, il est préférable que cette fonction soit sur OFF. Certains objectifs mettent automatiquement sur OFF s’ils détectent que l’appareil est sur trépied : pour le savoir lisez la notice fournie avec votre objectif.

Jouer avec la lumière

Les meilleurs moments de la journée pour faire des portraits sont le matin ou le soir au moment où le soleil est bas dans le ciel. Au zenith, le soleil produit des ombres profondes, nettes et généralement peu flatteuses, sous les yeux et le nez. Si la photo est prise en milieu de journée, quand le soleil est haut dans le ciel, il peut s’avérer intéressant de rechercher des emplacements à l’ombre qui vont atténuer les effets d’ombre sur le visage tout en préservant la lumière ambiante.
Par ailleurs, les nuages fins sont plus intéressants que la lumière directe du soleil. Ils agissent comme des diffuseurs géants de lumière, qui rendent notamment les ombres beaucoup plus douces.

Astuces en extérieur :

  • placez une source de lumière face au sujet, elle se reflètera dans ses yeux.
  • demandez au sujet de bouger légèrement la tête de haut en bas ou de droite à gauche peut améliorer considérablement la façon dont les lumières ambiantes mettent en valeur le visage.
  • Utilisez un réflecteur lorsque cela s’avère nécessaire : cela permet de contrer les fortes lumières en adoucissant certaines ombres du visage et ajoute des reflets lumineux dans les yeux.
  • L’utilisation de flash peut également être utile dans certaines conditions. Par exemple lorsque le sujet est à contre-jour.

Astuces en intérieur / en studio :

  • placez le sujet près d’une fenêtre (si possible et dans le cas ou il y a assez de lumière à l’extérieur). Cela crée une lumière naturelle, directionnelle et diffuse, imitant l’adoucissement des lumières de studio.
  • utilisez un éclairage continu sur le sujet à photographier.
  • utilisez un flash avec diffuseur.

L’éclairage en studio est un sujet à lui seul qui mérite bien plus que les quelques points mentionnés ci-dessus.

Portrait intérieur - Lumière naturelle extérieure

Portrait intérieur – Lumière naturelle extérieure

Le bokeh

L’effet bokeh est souvent recherché en portrait. Il donne un agréable effet de flou à l’arrière du sujet principal. Toutefois il existe une différence entre un arrière plan flou et l’effet bokeh. Ce dernier est obtenu à partir de plusieurs ingrédients combinés :

  • une grande ouverture (à partir de f/3,5)
  • une distance assez grande entre le sujet et l’arrière plan
  • des lumières ou des reflets en arrière plan tels que la lumière du soleil ou le ciel bleu qui apparaissent à travers les feuilles d’un arbre par exemple.

Il faudra donc chercher à réunir ces conditions si c’est l’effet souhaité.

Portrait de chat ! - Bokeh

Portrait de chat ! – Bokeh

 

La longueur focale

Pour de la photo de portrait, on préférera une longueur de focale moyenne à longue comprise entre 70mm et 135mm. Par exemple avec un objectif 24-70mm, on règlera l’objectif jusqu’à atteindre son maximum, soit 70mm. Cela permet à la fois d’éliminer la distorsion que l’on trouve parfois à des angles plus larges (24mm) ou des focales très longues (300mm), et de préserver l’effet bokeh tant que l’appareil est fixé sur une grande ouverture.

L’arrière plan

Arrière plan simple : autant que possible, préférez un arrière plan simple afin de maintenir le sujet comme le seul élément d’intérêt de la photo. Si cela s’avère difficile, éliminez au maximum les détails de l’arrière plan en utilisant les techniques précédentes : cadrage serré, grande ouverture, proche du sujet.
Arrière plan éloigné : un arrière plan assez éloigné permet d’améliorer le bokeh (s’il à lieu d’être) tout en éliminant les éléments distrayant à l’arrière du sujet. Cela permet de maintenir le centre d’intérêt sur le sujet.

Arrière plan

Portrait – Arrière plan

Le post-traitement

Le traitement réalisé après la prise de vue, à partir de logiciels spécialisés (Gimp, Lightroom, photoshop, …) est à réaliser avec prudence et modération.

Les logiciels de post-traitment pour améliorer un portrait sont couramment utilisée par de nombreux photographes. Ils permet notamment de modifier l’exposition, d’améliorer la netteté, travailler les couleur et le contraste…

Lorsque vous mettez vos photos en ligne, pensez à adapter la netteté pour le web. L’outil Crystal Clear Web Sharpening est un outil gratuit qui permet de le faire.

Les photos prises en format RAW ont toujours une netteté moyenne par défaut. Il est possible de jouer sur la netteté, et notamment de l’augmenter.

Attention à ne pas sur-utiliser ces outils de manière à ne pas rendre la photo « surnaturelle », et rappelez-vous que la netteté n’est pas toujours gage d’une bonne photo !

En conclusion

Il est certain que ce n’est pas l’appareil qui fait le photographe et qu’il est possible de parvenir à de très bon résultats avec du matériel peu cher. Toutefois un très bon équipement (appareil, objectif) peut permettre d’aboutir à de meilleurs résultats. Ceci étant dit, les appareils récents ont une tendance à fournir des photos de très haute définition, avec de forts contrastes faisant ressortir tous les détails. Ce qui n’est pas forcément souhaité en portrait car pas toujours flatteur. Bien que cela puisse se régler à l’aide de logiciels de post-traitement, certains photographes préfèrent utiliser d’anciens objectifs pour palier à ce problème.

La technique du portrait nécessite beaucoup de pratique pour parvenir à des résultats satisfaisants. Donc à vos appareils, trouvez des modèles, shootez !

En complément, voici quelques sources d’informations pour aller plus loin :

http://www.studio-plus.fr/prise-de-vue-en-studio/quelle-focale-utiliser-en-studio.html

http://www.absolut-photo.com/cours/composition/compo_1.php

http://www.lightstalking.com/outdoor-portraits-guide (Anglais)

http://www.lightstalking.com/kit-lens-portraits (Anglais)

http://www.mcpactions.com/blog/2011/07/18/3-surefire-ways-to-get-eyes-to-pop-in-your-photography/ (Anglais)

http://www.mcpactions.com/blog/2009/12/21/6-tips-on-using-natural-window-light-creatively/ (Anglais)

http://improvephotography.com/6262/7-tips-tack-sharp-photos/ (Anglais)

La composition photo – Les règles et au-delà

La composition photo – Les règles et au-delà

Ce matin les deux premières choses que j’ai faites sont un café (un aperçu de ma méthode en vidéo ici) et regarder une conférence en ligne intitulée « Crush the composition » que je traduirais par « Bousculer les règles de la composition photo« . Cette vidéo d’une heure, présentée par Scott Kelby propose quelques règles simples qui vont au-delà des règles classiques de la composition photo que l’on retrouve dans pratiquement tous les ouvrages (des plus anciens aux plus récents) dédiés à ce sujet.

Dans cet article je vais tout simplement retracé le contenu de cette vidéo (uniquement disponible anglais), en commençant par un passage en revue rapide des principales règles de bases, puis une liste de règles supplémentaires que Scott Kelby recommande de suivre pour aboutir à une photo finale bien composée. Je conseille toutefois de s’informer plus en détail sur les règles de bases dans un premier temps pour les débutants.

1. Les règles de base de la composition photo en 5 minutes

La règles des tiers consiste à tracer 4 lignes imaginaires (2 verticales, 2 lignes horizontales, comme montré sur les exemple ci-dessous) également appelées lignes de force, dans le cadre de la photo et placer le sujet de la photo ou des points d’intérêt de la photo aux intersections de ces lignes (ex : portrait) ou au niveau des lignes (ex : alignement sur les lignes horizontales pour un paysage). Cliquez sur les images pour agrandir.

Remplir la photo, permet de se concentrer uniquement sur le sujet et laisser peu de place à ce qui n’a pas lieu d’être au sein de la composition, comme du vide par exemple.

Les lignes directrices permettent de guider l’oeil vers le sujet de la photos ou de guider le regard dans la lecture de la photo.

La répétition de motifs au sein d’une même composition permet de créer des photos intéressantes. Il peut également être intéressant de créer une interruption dans les motifs.

Placer un cadre dans le cadre permet de donner de l’importance au sujet, d’attirer le regard vers le sujet.

Ce sont quelques bases élémentaires qui doivent bien entendu être approfondies.

 

2. Les règles supplémentaires

Les quelques règles qui vont suivre sont simples à mettre en pratique et peuvent contribuer à améliorer le travail de composition, au-delà des règles de bases.

Travailler la scène. Lorsque l’on passe devant une scène et que l’on ressent le besoin de la photographier, c’est certainement qu’il s’y trouve quelque chose d’intéressant. Pourtant, le fait de prendre la scène en photo n’en fait pas forcément une photo intéressante du premier coup. L’idée derrière le fait de travailler la scène est de ne pas se contenter de la première prise mais de ne pas hésiter à passer du temps à faire d’autres tests : varier les plans (serrés, larges), varier les points de vue (de face, de côté, de derrière…), varier la hauteur (de haut, d’en bas), varier les angles (droit, faire pivoter la caméra de quelques degrés…), varier la profondeur de champ, la netteté, etc. Il s’agit de travailler la scène jusqu’à captiver dans la composition l’esprit de la scène qui nous a donné envie de la photographier initialement.

Travailler les paramètres. La bonne composition d’une photo ne tient pas seulement à son bon cadrage mais également à la bonne exposition, la bonne ouverture, la bonne balance des blancs, la bonne vitesse d’exposition, etc. Il ne s’agit pas ici de définir les paramètres parfaits d’un point de vue théorique, mais de trouver les paramètres qui correspondent à l’émotion que l’on souhaite transmettre d’un point de vue artistique. Mieux vaut une photo surexposée mais intéressante qu’une photo techniquement parfaite mais sans intérêt.

Travailler la netteté. Après avoir tourné autour de la scène pour trouver enfin le bon angle et les bons paramètres, il peut être temps d’installer enfin le trépied si cela s’avère nécessaire, et de prendre la bonne photo. Le trépied contribuera à une meilleure netteté en évitant les micro tremblements lorsque l’appareil est tenu à la main.

Eliminer les éléments distrayants. Cela peut paraître élémentaire mais il s’agit surtout d’apprendre à les voir. Parfois obnubilé par le sujet principal, on en oublie de regarder les détails alentours qui s’insèrent discrètement dans le cadre de la composition. Un poteau électrique, une voiture au loin, une jambe, une épaule, peu importe l’élément, si celui-ci n’est pas intéressant pour la photo, il faut l’éliminer du cadre : se repositionner, changer d’angle, ou faire bouger son sujet si cela est possible, resserrer le cadre… peu importe, du moment que les éléments distrayants disparaissent de la composition.

Etre un bon éditeur. C’est peut être l’une des recommandation qui me semble la plus importantes. Etre perçu comme un bon photographe est généralement dû au fait de présenter de bonnes photos, et uniquement de bonnes photos. Or, ne nous le cachons pas, nous prenons tous plusieurs mauvaises photos pour en avoir une bonne. Il s’agit ici de savoir sélectionner la photo à présenter sur son site ou dans un book, un album. Rien ne sert d’en publier beaucoup, il suffit d’en publier quelques bonnes. Ceux qui prennent le temps de regarder nos photos ne sont pas intéressés de voir 5 fois la même scène avec quelques différences d’angle. Savoir choisir la meilleure parmi les 5 est essentiel.

Et enfin, ne pas oublier que la plupart du temps, la simplicité fait la photo.

Si vous avez aimé cet article, n’hésitez pas à le partager et à me laisser un commentaire. Rendez-vous sur la page des liens utiles qui vous guidera vers d’autres sites proposant des tutoriels complets sur la photographie.

La sensibilité ISO

La sensibilité ISO

Cet article conclut une série de quatre articles qui traitent de l’exposition, en abordant les sujets de la vitesse d’obturation, de l’ouverture et enfin de la sensibilité ISO.

« En photographie, la sensibilité ISO est la mesure de la sensibilité à la lumière des pellicules et des capteurs numériques. » (Wikipédia).

L’échelle ISO est définie par une norme mise en place par l’Organisation internationale de Normalisation (International Organization for Standardization).

Ainsi, à une ouverture et une vitesse d’obturation constante, le fait de modifier la sensibilité ISO, modifiera l’exposition de la photo. Plus la sensibilité ISO est élevée, plus la photo sera exposée.

L’échelle de sensibilité est généralement comprise dans une fourchette allant de 100 (sensibilité faible) à 1600 (sensibilité élevée). Désormais les nouveaux appareils haut de gamme permettent de descendre en dessous de 100 et de dépasser largement la barrière des 1600.

Pouvoir augmenter la sensibilité ISO peut s’avérer très utile notamment en basse lumière, par exemple lorsque l’on a déjà une grande ouverture et que l’on souhaite éviter de diminuer trop la vitesse d’obturation afin d’obtenir une photo assez nette. L’inconvénient de cette augmentation est que cela peut générer du bruit sur la photo. Le bruit correspond à l’apparition de pixels de couleurs, généralement indésirables, plus nombreux et plus visibles au fur et à mesure que la sensibilité ISO augmente, et qui apporte à la photo un caractère moins « propre ». Voir les exemples ci-dessous :

Les photos 1 et 2 sont sensiblement le mêmes, mais la photo 1 a été prise à 100 ISO et la photo 2 à 1600 ISO.

Photo 1)

Photo 1 - 100 ISO

Photo 1 – 100 ISO

Photo 2)

Plante_large_ISO1600

Photo 2 – 1600 ISO

A priori ces deux photos ne présentent pas réellement de différence. Toutefois lorsque l’on zoom (voir photo comparative ci-dessous) on s’aperçoit de la présence de bruit sur la photo à 1600 ISO lorsque que la même zone est nette sur la photo à 100 ISO. Cliquer pour agrandir la photo.

Ce bruit peut-être voulu, ou non. Des logiciels tels que Lightroom permettent de le traiter plus ou moins efficacement.

Faut-il alors avoir peur d’augmenter trop la sensibilité ISO ?

Les appareils photo évoluent et s’améliorent constamment. Et la sensibilité ISO devient de moins en moins un problème. Cela ne veut pas dire que le bruit n’existe plus a des sensibilité haute, mais il tend à diminuer.

Toutefois, si vous ne possédez pas la dernière Rolls Royce des appareils photo de pointe, Il faut retenir ceci : il existe des situations ou la question d’augmenter la sensibilité ISO ne se posera pas, notamment dans un studio avec un parfait contrôle sur l’éclairage, ou en utilisant un trépied qui permet de faire des poses longues pour faire entrer plus de lumière, ou encore lorsque la lumière naturelle est assez forte.

Dans les autres cas, augmenter la sensibilité est très utile :

  • si l’on n’a pas de support (ex : trépied) et que l’on ne peut pas réduire la vitesse d’obturation
  • si l’ouverture du diaphragme est au maximum
  • si les deux points précédents sont réunis.

Pour conclure, je pense qu’il est bon de garder en tête qu’une photo avec du bruit est toujours mieux que pas de photo du tout. Oui une photo prise à 200 ISO sera toujours plus nette et plus propre qu’une photo prise à 24000 ISO. Mais il serait dommage d’hésiter, voire de ne pas prendre une photo, pour la seule raison que la netteté ne sera pas parfaite.

Sources et conseils de lecture (français et anglais)

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sensibilit%C3%A9_ISO

http://apprendre-la-photo.fr/la-sensibilite-iso/

http://apprendre-la-photo.fr/nayez-pas-peur-des-grandes-sensibilites-iso/

http://apprendre-la-photo.fr/photo-basse-lumiere-lightroom-bruit/

http://digital-photography-school.com/reasons-why-shoot-high-iso

http://digital-photography-school.com/iso-settings

http://digital-photography-school.com/how-to-choose-the-right-iso-for-your-digital-photography

La vitesse d’obturation

La vitesse d’obturation

La vitesse d’obturation est la durée d’ouverture du diaphragme pendant la prise de vue. La quantité de lumière qui atteint le capteur dépend en partie de la vitesse d’obturation :

  • plus la vitesse est élevée, moins le capteur reçoit de lumière car le diaphragme se referme rapidement.
  • plus la vitesse est lente, plus le capteur reçoit de lumière car le diaphragme prend plus de temps à se refermer.

C’est le second pilier du triangle d’exposition (abordé dans l’article sur l’exposition), qui permet d’influer sur la manière dont est exposée la photo.

Des standards de vitesse ont été développés suite aux standards mise en place pour l’ouverture du diaphragme (1, 1.4, 2, 2.8, 4, 5.6, 8…). Ainsi, ces vitesses standard s’expriment en fraction de seconde de la manière suivante, de la plus rapide à la plus lente :

  •  1/1000 s
  •  1/500 s
  •  1/250 s
  •  1/125 s
  •  1/60 s
  •  1/30 s
  •  1/15 s
  •  1/8 s
  •  1/4 s
  •  1/2 s
  •  1 s
  •  2 s… jusqu’à 30 secondes sur la majorité des boîtiers reflex.

Il est important de comprendre que la vitesse d’obturation peut donner lieu à ce que l’on appelle un flou de bougé (différent du flou d’arrière plan obtenu avec une grande ouverture). Généralement le flou de bougé commence à apparaître à partir de la vitesse 1/60s et aux vitesses inférieures. En effet, lorsque vous tenez votre appareil photo, vous n’êtes jamais parfaitement immobile, vous produisez des micro-mouvements qui se répercutent sur le capteur pendant toute la durée de l’ouverture du diaphragme : plus la vitesse d’obturation sera lente plus le capteur aura le temps d’imprimer ces micro-mouvements, donnant lieu à une image floue.

 Flou_Apples

Il est communément admis qu’une vitesse d’obturation adéquate doit être inversement proportionnelle à la longueur focale : avec un objectif d’une longueur focale de 250mm, la vitesse d’obturation devrait être de 1/250s pour avoir un rendu net (cette simple équation vaut pour les capteur 24x36mm. Pour les APS-C il faut appliquer un facteur d’environ 1,5, soit 1/375s).

Selon la vitesse d’obturation choisie, il sera possible de :

  • figer un mouvement : avec une vitesse d’obturation rapide
  • donner une impression de mouvement (effet flou) : avec une vitesse d’obturation lente

 DSC_1552

 

Sources

http://fr.wikipedia.org/wiki/Temps_de_pose

http://apprendre-la-photo.fr/la-vitesse-dobturation/

http://www.comment-photographier.com/la-vitesse-dobturation-ou-comment-maitriser-le-mouvement/

 

Crédits photos : C. Germaneau

L’ouverture

L’ouverture

Le terme « ouverture » en photographie correspond à la taille de l’ouverture du diaphragme. Le diaphragme est le rideau qui s’ouvre lors du déclenchement de l’appareil pour laisser passer la lumière jusqu’à la surface sensible.

 

Plus l’ouverture est grande, plus elle laisse rentrer de lumière. Plus l’ouverture est petite moins elle laisse rentrer de lumière.

L’ouverture est généralement notée ainsi : f/xf correspond à la distance focale en millimètres et x au diamètre de la lentille d’entrée de l’objectif (pour plus de détails, voir l’article wikipédia avec plein d’équations).

Les ouvertures classiques sont : 1, 1.4, 2, 2.8, 4, 5.6, 8, 11, 16, 22, 32, 45, 64, 90, 128, … plus d’explication ici (Wikipédia)

Ouverture_montage

différentes ouverture de diaphragme

 

Les débutants sont souvent confus lorsqu’il s’agit de déterminer une grande ou une petite ouverture du fait que la taille de l’ouverture est inversement proportionnelle au nombre qui la décrit : f/2,8 est une plus grande ouverture que f/32.

La plus grande ouverture du diaphragme (c’est-à-dire le plus petit x), est généralement inscrit sur l’objectif.

Exemple : quand on ouvre à f/2 sur un objectif de 50mm, l’ouverture a un diamètre de 50mm/2=25mm. A f/32, l’ouverture diminue à un diamètre de 50mm/32=1.5625mm.

Pour aller plus loin, consultez l’article « mieux comprendre la notation f/x de l’ouverture » (apprendre-la-photo.fr)

 

L’ouverture influence plusieurs caractéristiques liées à la photo finale :

  • La quantité de lumière qu’elle laisse passer jusqu’à la surface sensible
  • La profondeur de champ de l’image, c’est à dire la plage de mise au point de la photo, ou encore la distance à laquelle les objets restent nets. Plus l’ouverture est petite (nombre x élevé) plus la profondeur de champ est faible, plus la zone de netteté de l’image sera réduite. Par exemple un objet sur lequel le focus est fait en premier plan sera net, et l’arrière plan sera flou (le niveau de flou dépend également de la distance de l’arrière plan.
  • Les aberrations optiques de l’objectif (ex : aberrations chromatiques – wikipédia)
  • Le piqué général de la photo : il peut-être intéressant, dans certains cas, de connaître l’ouverture optimale de son objectif, permettant d’obtenir la meilleure netteté (meilleur piqué). Plus de détail ici (Apprendre-la-photo.fr)

 

Le plus important à retenir :

  • Plus x est grand, plus l’ouverture est petite.
  • Plus x est grand, moins l’ouverture laisse entrer de lumière
  • Plus x est grand, plus la profondeur de champ est grande,  moins, il y a de flou

 

J’ai écrit cet article en me référant principalement aux articles suivants que j’ai trouvé très bien rédigés :

http://www.tutos-photo.com/bases-debutant/ouverture-diaphragme.php

http://apprendre-la-photo.fr/louverture/ (avec une astuce sur le contrôle de la profondeur de champ que je vous laisse découvrir en fin d’article)

http://www.virusphoto.com/1680-mode-a-maitriser-louverture-du-diaphragme.html

http://www.steakhachai.fr/blog/2011-03-11-mieux-comprendre-la-notation-fx-de-louverture/

L’exposition

L’exposition

En parcourant divers sites de photographie pour tenter de bien appréhender les bases, j’ai rapidement réalisé que la première chose à comprendre était qu’une photo ne peut exister sans lumière, et que pour maîtriser le résultat final d’une photo, il faut savoir maîtriser la manière dont est captée la lumière par l’appareil photo. Dans cet article, je m’intéresse à « l’exposition ». L’écrire m’a permis de mieux comprendre certains détails. J’espère que le lire aura le même effet sur vous, et vous pourrez aller plus loin avec les liens en fin de page.

Une photo dépend de la lumière. Et notamment de la quantité de lumière captée par la surface sensible de l’appareil photo (capteur numérique ou pellicule pour un appareil argentique), aussi appelé le capteur. L’exposition désigne la quantité totale de lumière reçue par la surface sensible au moment du déclenchement de l’appareil photo.

Ainsi une photo peut être sous-exposée si elle n’a pas reçu assez de lumière, sur-exposée si elle en a reçu trop et normalement exposée si la lumière reçue permet de donner un rendu normal à la photo. La sous-exposition et la sur-exposition peuvent toutefois être volontaires selon l’effet recherché par le photographe.

Ci-dessous un exemple d’une même photo, sous-exposée, exposée normalement et sous-exposée (dans l’ordre).

DSC_0517-2

Photo sous-exposée

DSC_0517

Photo normalement exposée

Photo sur-exposée

Photo sur-exposée

 

Trois paramètres permettent de modifier l’exposition, et donc de faire varier la quantité totale de lumière reçue par la surface sensible :

  1. l’ouverture du diaphragme : correspond au diamètre du diaphragme au moment de la prise de vue. Plus le diaphragme est ouvert, plus il laisse entrer de lumière.
  2. la vitesse d’obturation : correspond à la durée pendant laquelle le diaphragme reste ouvert au moment de la prise de vue. Plus la vitesse d’obturation est lente (donc une durée d’ouverture longue) plus la surface sensible aura le temps de capter de la lumière.
  3. la sensibilité ISO : correspond à la sensibilité de la zone sensible à la lumière. Plus la sensibilité est élevée, plus la zone sensible est sensible à la lumière.

Le schéma ci-dessous, le triangle d’exposition, dont le simple but est d’illustrer les liens entre ISO, ouverture et vitesse d’obturation, et que faire varier l’un de ces trois paramètres fera varier l’exposition. Chaque photo possède sa propre recette avec le bon dosage de chaque paramètre pour l’exposition recherchée.

Triangle_Exposition_Base

En dehors de l’exposition, chacun de trois paramètre peut influer de manière différente sur une photographie :

  • L’ouverture modifie la profondeur de champ, c’est à dire la zone nette de la photo
  • La vitesse d’obturation modifie le ressenti de mouvement, c’est à dire s’il le sujet est figé ou flou
  • La sensibilité ISO modifie le grain de la photo

J’ai écrit cet article en me référant aux articles et vidéos suivants que je vous conseille pour aller plus loin :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Exposition_(photographie)

http://apprendre-la-photo.fr/lexposition/

http://www.posepartage.fr/apprendre/bases/lumiere-exposition.html

https://www.youtube.com/watch?v=7K_tHmjNhac#t=30 (tuto video)

Et pour aller encore plus loin, vous serez peut-être intéressé de comprendre la manière dont votre appareil mesure l’exposition. (http://objectif-photographe.fr/photo-numerique-mesure-exposition/) avec tuto video à l’appui et une explication de la fonction de mémorisation de l’exposition.

 

N’hésitez pas à me laisser vos commentaires.

Erreurs à éviter pour un photographe débutant

Cela fait longtemps que je pratique la photographie, et depuis tout ce temps j’en étais resté au stade de débutant. Depuis plusieurs mois maintenant je m’intéresse de plus en plus aux aspects techniques de la photographie et je me rends de plus en plus compte des erreurs que j’avais l’habitude de faire… bien que je me considère toujours comme un débutant 🙂

Certaines de mes erreurs m’ont été confirmées à la lecture de certains billets qui listent celles à ne pas faire lorsque l’on débute en photographie. A ce titre, je vous conseille de lire les articles suivants :

Pour en finir avec les erreurs et conclure sur de bons conseils, voici deux liens : le premier vers un wiki sur la photographie et plus précisément sur sa rubrique Photographie – Conseils aux parfaits débutants (fr.wikibooks.org). Le second est un billet (en anglais) qui présente des conseils de professionnels à tous les photographes débutants : If There Was One Piece of Advice You Could Give a New Photographer, What Would it Be? (fstoppers.com).

Voici une petite synthèse en français de cet article :

  • Apprenez tout ce que vous pouvez au sujet de votre appareil photo et votre équipement avant d’investir dans un nouvel appareil.
  • Arrêtez de regarder ce que font les autres, ce qui importe c’est ce que vous aimez photographier. Faites confiance à votre ressenti.
  • Ne vous arrêtez jamais de prendre des photos. Prenez-en autant que possible tout en vous amusant.
  • Ecoutez les conseils des autres et restez humble.

Et pour ceux qui veulent devenir professionnel :

  • Ne vous concentrez pas sur l’argent mais sur vos relations avec vos clients.
  • La réussite professionnelle d’un photographe dépend d’abord de ses compétences en affaires et non en photographie.