Paris - Delhi
Par Charlayeur • 15 décembre 2007 • Categorie: Carnet de voyageLe 20 janvier 2004, je suis parti pour un an de voyage autour du Monde, en passant par l’Asie du sud-est, l’Amérique Centrale et l’Amérique du Sud. Ma première étape : Delhi !
Le 20 janvier 2004
Je prends la navette Airfrance à la place de l’Etoile. Il est 8h00. Arrivée à l’aéroport Charles de Gaulle 1h30 en avance. A l’enregistrement on m’annonce un retard d’environ 30 minutes mais qui me laissera quand même 30 minutes pour changer d’avion à Francfort. A bord on nous sert un mini repas à base de poulet et de brocoli bien dégueulasse et je réalise que le retard s’accentue. Nous allons nous poser pile à l’heure ou mon avion pour Delhi doit décoller. Soit 13h30. L’hôtesse me conseille de prendre le suivant en partance pour l’Inde. Merci l’hôtesse !
Atterrissage réussi, je sors le plus vite possible de l’avion et je tente quand même ma chance vers la porte d’embarcation A65 à l’autre bout de l’aéroport ou j’étais supposé prendre mon vol. Pas de chance il a déjà dû décoller ! Je cours alors vers l’accueil de l’aéroport (deuxième traversée) tout en me demandant ou peut bien être mon sac à dos, et en espérant pouvoir changer mon billet rapidement. J’arrive à l’accueil et je vous sur l’écran d’affichage que le vol LH760, celui que je devais prendre initialement, avait changé de porte d’embarcation (désormais la porte A59) et qu’il était retardé de 15 minutes. Ce qui me laissait maintenant moins de 5 minutes pour passer le contrôle des douanes et retraverser une dernière fois tout l’aéroport de Francfort dont il me reste déjà très peu de souvenir, même après deux jours. C’est dire si je courrais vite.
On m’a assuré que mon sac était automatiquement transféré dans l’avion pour Delhi dans lequel je viens d’embarquer avec succès. Ouf !
Je suis installé entre deux femmes qui semblent se connaître mais qui ont refusé que je les laisse s’asseoir l’une à côté de l’autre et n’ont pas arrêté de parlé tout au long du voyage. A ma droite donc, une femme indienne qui parle fort mais qui, fort heureusement, dort aussi assez souvent. Et à ma gauche, une autre femme canadienne d’origine indienne, désagréable au premier abord, puis finalement assez sympathique. Elle est heureuse de m’apprendre qu’elle travaille dans les assurances et qu’elle se rend en Inde pour un mariage qui a priori n’est pas le sien.
Deux repas, beaucoup d’eau, un film américain, un film indien, un bon mal au c… et 7 heures 30 plus tard, nous arrivons à Delhi. Il est 1h30 du matin, heure locale. Une demie heure d’attente aux douanes, suivie d’une heure à attendre mon sac, lorsqu’on nous annonce que le débarquement des bagages est terminé. Et je n’ai pas vu le mien défiler sur le tapis roulant. Je ne panique pas… ou alors juste un petit peu… Mais pourquoi n’ai-je pas vu mon sac passer ? je fais quelques pas les yeux dans le vide, en train de chercher un premier responsable de cette erreur, quand soudain je trouve la réponse. Mon regard se pose sur mon brave sac qui m’attendais depuis plus d’une heure et que quelqu’un avait gentiment retiré du tapis pendant que j’attendais aux douanes…
Bref, je m’approche de la sortie lorsqu’une horde d’hommes m’appelle : « Sir ! Sir ! taxi… good price ! ». Ce sont les compagnies de taxi qui s’arrachent les touristes, et d’évidence, j’en suis un. Je cherche l’adresse de l’hôtel que j’ai réservé depuis
Je change quelques dollars en rupies chez au Thomas Cook de l’aéroport et je saute dans le taxi qui glane quelques informations à mon sujet.
Dehors l’atmosphère est lourde, humide et brumeuse. Je me demande si c’est la pollution qui fait ça, mon chauffeur répond que c’est seulement un peu de brouillard. Puis au bout de dix minutes nous approchons de l’hôtel et il réussit à me convaincre que j’aurais besoin de ses services au petit matin pour me promener dans Delhi et New Delhi (Aujourd’hui je me rend compte qu’il avait raison).
A 3h00 du matin je rentre dans le hall du Radison Hotel ou l’on m’accueille avec un « Sorry Mister GermanOU, but your room is not ready yet ! ». Je me refait bien préciser l’heure locale. Oui oui il est bien 3h00 du matin, ma chambre est toujours occupée par d’autres clients, mais tout semble normal pour l’employé de l’hôtel qui m’annonce la nouvelle. On m’offre malgré tout, et gracieusement, un repas au coffee shop de l’hôtel… peut être à cause de ma mine déconcertée.
Une américaine, assise à une table de moi et qui attend ici pour son avion de 6h00 vers Calcutta, engage la conversation. On parle de tout, de rien, de Paris, Washington DC, on compare Eurodysney et Dysneyland, c’est formidable, elle me parle de ses nombreux voyages, j’écoute, et le fait qu’elle travaille pour le département d’Etat des Etats-Unis sous la direction de Collin Powell ne change rien au fait que je suis en train de m’endormir. Assez parlé, il est 4h30, je me lève me dirige vers l’accueil et exige une chambre que j’obtiens de suite (mais pourquoi je n’ai pas fait ça plus tôt ?).
On m’a installé dans une suite de
Je me couche à 5h00.
A 10h00 le téléphone me réveille. C’est le taxi qui veut savoir à quelle heure il passe me prendre. 12h00 fera l’affaire. Je me lève, ouvre les rideaux de ma chambre, et vois pour la première fois l’Inde en plein jour. Le soleil a du mal à percer au travers de cette brume persistante. Je ne prend le temps que de voir ce petit morceau de grande ville à travers ma fenêtre, avec ses immeubles, et ses centaines de véhicules qui grouillent en bas. Je descend prendre le petit déjeuner. Je remplis mon assiette de pleins de choses qui m’ont l’air comestible aux yeux des gens d’ici et je ne finirai jamais à cause de quelques morceaux de pommes de terre légèrement trop HOT. Je retourne me coucher jusqu’à 11h20, je ne dors pas, mon ventre me brûle trop.
Une douche bien chaude, il est 12h00, je suis en règle avec l’hôtel, l’hôtel est en règle avec moi, mon taxi m’attend et c’est un nouveau chauffeur, Shli, qui va m’accompagner partout tout au long de la journée. Shli a 58 ans, trois enfants qui ont la trentaine et est plusieurs fois grand-père. Jusqu’à 20h00 il m’amènera partout ou je veux pour 400Rp… et un peu ou il veut aussi.
Première étape, une agence de tourisme : « Visit India Tours ». C’est John (un indien) qui me reçoit et m’indique sur une carte de la ville les endroits à visiter et me réserve une chambre d’hôtel pour la nuit. Plutôt sympa.
Nous repartons avec Shli vers l’hôtel pour y déposer mon sac de 15 kilos. Le Ivory Hotel ne paye pas de mine, mais après le Radison faut pas faire le difficile. On monte mon sac, me montre comment utiliser l’eau chaude… chouette il télé ou je ne peux ni changer les chaînes ni baisser le volume, et… ah encore une exclusivité indienne : le lit est vraiment beaucoup plus large que long. C’est superbe. La couleur des draps et les tâches suspectes me donnent bien envie de tester mon duvet ce soir.
A suivre…
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