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Eclipse de Super Lune du 28 septembre 2015

Eclipse de Super Lune du 28 septembre 2015

Dans la nuit du 27 au 28 septembre 2015, nous avons assisté au spectacle rare d’une éclipse de Super Lune dans le ciel parisien. Cet événement ne se reproduira qu’en 2033 !

La lune, la Terre et le Soleil étaient parfaitement alignés, et les rayons rouges du Soleil, déviés par l’atmosphère terrestre, ont éclairé la Lune pendant une heure cette nuit.

Confortablement installés sur le toit de chez Manu, nous avons pu profiter du spectacle en grignotant des gâteaux et en se réchauffant avec un bon thé.

Voici quelques photos.

L’étoffe de Montmartre

L’étoffe de Montmartre

Voici une petite série de photos prises lors d’une ballade au pied de Montmartre, vers la Halle Saint-Pierre.  J’accompagnais Emilie qui recherchait des tissus pour faire des oreillers.

N’ayant pas eu l’autorisation de photographier à l’intérieur des magasins, j’ai alors laissé mon imagination glisser à travers les rouleaux de milles couleurs et textures qui débordent des trottoirs du quartier, et stimulent les terminaisons nerveuses des doigts des passants.

La première partie de la galerie photo est volontairement en couleur car je voulais montrer l’arc en ciel qui jaillit du quartier. La seconde partie, en noir et blanc s’attache plus à montrer l’ambiance du quartier.

C’est le même jour et au même endroit que j’ai photographié mon inconnu #17, Hugues.

Hugues – Stranger 17/100

Hugues – Stranger 17/100

Je l’ai regardé, il m’a regardé, je l’ai regardé, il m’a regardé, je me suis approché, j’ai dit bonjour, il m’a dit bonjour, je lui ai demandé si je pouvais le prendre en photo, il m’a dit ok !

Bref j’ai pris un nouvel inconnu en photo. Voici, Hugues, étudiant en dernière année d’architecture.

La photo a été prise à la Halles Saint-Pierre, au pied de Montmartre.

Voir la galerie complète des inconnus pris en photo dans la rue.

Portraits d’un autre temps

Portraits d’un autre temps

Lors d’un weekend à Marseille, début octobre, j’ai fait quelques portraits, mais des portraits d’ailleurs, d’une autre culture, d’un autre temps. A l’occasion d’un passage à la Vieille Charité, nous avons découvert deux choses : la première c’est que la Vieille charité, non seulement de recevoir des expositions temporaires, héberge des musées permanents. La seconde c’est que le premier dimanche du moins, les expositions permanentes sont accessibles gratuitement. C’est toujours bon à savoir !

Nous avons donc entrepris, avant de nous rendre au Mucem, de visiter les expos permanentes. Il y a le musée d’archéologie méditerranéenne qui propose « un large panorama de l’art des civilisations du pourtour méditerranéen« , et le Musée d’Arts Africains, Océaniens, Amérindiens qui présente « une collection riche d’objets d’art, à la fois témoins culturels et œuvres à part entière, issue de civilisations dont l’art fut trop longtemps négligé, voire ignoré« . Ce dernier est composé de 3 salles, chacune d’entre elle étant axée sur l’Afrique, le Mexique et la dernière sur L’Océanie et les Amériques.

C’est en me baladant dans ces trois salles que j’ai pris les quelques portraits, qui loin d’être les portraits que je prends habituellement, sont porteurs d’une culture et d’une histoire oubliées.

Photos réalisées au 50mm – mise au point manuelle.

C’est pas les Seychelles, c’est le Finistère Sud

C’est pas les Seychelles, c’est le Finistère Sud

J’ai souvent été de ceux qui disent qu’en Bretagne il pleut tout le temps. Les rares fois ou j’y étais allé, il avait effectivement plu, mais, et s’il y’avait eu un peu de soleil ça n’était pas resté gravé dans ma mémoire. Cette petite blague météorologique est courante chez les non bretons. Mais après un séjour d’une semaine dans le Finistère Sud, je soupçonne désormais les bretons eux-mêmes de l’avoir répandu et entretenu afin de repousser les hordes éventuelles de touristes…

En Juin dernier, nous avons pris quelques vacances dans le Finistère Sud. La route est longue depuis Paris : 1 heure pour sortir de la capitale (classique) et 5h30 d’autoroute quasiment jusqu’à notre destination finale : Bénodet. Petite ville paisible, balnéaire, point de chute idéal pour poser sacs à dos et glacière et organiser les randos de la semaine dans la région. Mais quelle surprise en débarquant là-bas. Je m’attendais à l’image cliché d’un village breton balayé par des vents à 1500km/h qui arrachent les maisons de pierre et des pluies torrentielles qui inondent l’océan gris et terrifiant. Et puis j’ai vu ça :

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Bénodet, Finistère Sud – Bretagne

« BÉNODET, BONNE IDÉE ! » comme l’indique le slogan de la ville…

Puis, pendant plusieurs jours nous avons parcouru une bonne partie de la côte sud de la Bretagne : Loctudy, Ile Tuly, Sainte-Marine, Lesconil, Penmarch, Saint Guénolé, La Torche, Pointe du Raz, Baie des Trépassés, Pointe de Van, Pointe de Castelmeur… Même si parfois je trouvais ici et là des images auxquelles mes clichés de la Bretagne pouvaient se raccrocher (côtes rocailleuses et humides fracassées par des vagues projetant des gerbes de 100 mètres de haut, bateaux en détresse pris dans les courants violents, plages de galets de la taille d’un ballon de basketball…) j’étais loin de m’imaginer que le Finistère Sud pouvait ressembler à ça :
Ce n'est pas les Seychelles, c'est le Finistère Sud

Ce n'est pas Majorque, c'est le Finistère Sud

Ce n'est pas la Nouvelle-Zélande, c'est le Finistère Sud

 

Je précise quand même que l’eau turquoise n’a pas été retouchée sous photoshop, que je n’ai pas effacé les vagues ni modifié le ciel. C’est la météo clémente qui a tout fait avant notre arrivée. La mer très calme a permis aux sédiments de se déposer, donnant ainsi l’aspect bleu des plages de l’Océan Indien. Et nous n’avons pas eu une goutte de pluie pendant le séjour. Autant vous dire que la Bretagne, ce n’est plus ce que c’était. Du moins dans mes cauchemars les plus fous.

Alors je vais continuer à faire des blagounettes sur la météo bretonne, mais avec une pointe d’ironie tout de même, et pour entretenir la fausse image auprès des touristes lassés du sud de la France et autres destinations exotiques.

Si vous voulez voir plus de photos d’un Finistère sous le soleil… c’est par là !

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La journée des inconnus

La journée des inconnus

Plongeons ensemble dans un passé, assez proche ! Vous vous rappelez peut-être de quelques uns des portraits d’inconnus que j’ai publiés au cours des dernières semaines et notamment Zhoome Loxo, Lenny Chow et Alexia. Je les ai photographiés le même jour. Il y a des jours comme ça ou les rencontres vous sourient…

Vous vous rappelez peut-être également d’André, personnage souriant qui aime danser et chanter à l’abord des cabines téléphoniques.

Je vous avais promis de vous raconter comment comment ces quatre personnages (cinq… voire six en fait) sont connectés, alors voici la petite histoire de notre rencontre.

Alors que je me promenais aux alentours du centre Beaubourg, en quête d’inconnus à photographier, et alors que mes demandes aux passants restaient vaines, je croise le chemin d’un jeune homme qui m’aborde et me propose des cours de guitare. Nous discutons cinq minutes et je me vois obligé de décliner son offre puisque j’avais déjà pris un cours en 1993 (mais c’est une longue histoire). Comme le courant passe, je lui propose, à mon tour, de le photographier. il accepte volontiers et ce sera la première fois que je prêterai beaucoup d’attention à la manière dont est éclairé mon sujet. Je le fais se déplacer de quelques 30 mètres de façon à le placer dos au soleil descendant et rasant le toit de l’immeuble derrière lui, et face au reflet du (même) soleil dans la fenêtre d’un immeuble devant lui. L’idée de ce placement peut paraître étrange mais elle me permettra de prendre l’une des premières photos d’inconnu dont je suis aujourd’hui vraiment satisfait : celle de Cengiz.

Nous nous quittons, il retourne démarcher les futurs Tommy Emmanuel, je reprend la route vers l’inconnu. Chemin faisant, je passe par la rue Saint-Martin ou je tombe nez-à-nez avec cet homme incroyable qui transmet sa joie de vivre à quiconque veut s’en emparer : André (dont la rencontre est décrite ici pour les curieux). Une fois le premier contact établi, une fois la scène mise en place et les premières photo prises dans la cabine téléphonique (…) André ne s’estime toujours pas satisfait de son spectacle. Un léger regard autour de lui et il ne manquera pas de remarquer des jeunes gens, assis sur un banc, qui l’observent, amusés. Il prend leur cap, se plante devant eux puis reprend de plus belles en paroles, mélodies et virevoltes théâtrales. Il se rapproche d’eux, s’agenouille et faisant la cour à la demoiselle, il insiste pour que je prenne la scène en photo. C’est ainsi que je fis la connaissance de Zhoome Loxo, Lenny Chow et Alexia, trois amis qui se sont rencontrés sur Facebook (comme quoi…).

Alexia, André, Lenny Chow et Zhoome Loxo

Alexia, André, Lenny Chow et Zhoome Loxo

La journée aurait pu s’en tenir là, mais l’alignement des planètes n’en n’avait pas décidé ainsi. C’est ce même jour que j’ai rencontré Alone Cyclone et que plusieurs semaines plus tard nous prenions une série de photos ensemble pour faire la promotion de sa nouvelle marque de t-shirt !

Une de ces journées à ne pas rester chez soi !

 

 

Les premières photos d’Alone Cyclone

Les premières photos d’Alone Cyclone

Le jour ou j’ai rencontré André, Alexia, Zhoome Loxo et Lenny Chow, j’ai aussi rencontré Alone Cyclone. Alors que je parcourais les rues aux alentours des Halles, l’appareil photo à la main, il m’a accosté dans la rue de manière très directe en me demandant si j’étais photographe.

De façon tout aussi directe il m’a demandé si j’étais intéressé de prendre des photos de ses tshirts pour en faire un petit teaser. Il a sorti une série de t-shirts noirs tout en me racontant une partie de son histoire, de comment il en était arrivé à sortir une gamme de vêtements et comment il a pensé au au design que je découvrais imprimé : c’était un cyclone accompagné de l’expression « Alone Cyclone ».

Intrigué je l’ai suivi dans un cybercafé à proximité, où il m’a montré sa page facebook sur laquelle il avait déjà fait quelques photos. Son projet m’a intéressé. On a échangé nos numéros. Les jours ont passé. Puis nous nous sommes revus aux Halles, accompagnés d’Hélène également intéressée par le projet. Projet qui a évolué entre temps puisque qu’au delà d’une série de photos nous nous sommes plutôt tourné vers un teaser vidéo de présentation de sa gamme de t-shirts.

Les bases du projet de teaser étant posées sur le coin d’une table, en terrasse d’un café vers Beaubourg, nous sommes partis à la recherche d’un lieu de tournage qui correspondait à l’idée générale du teaser : une usine désaffectée et si possible taguée ! Nous l’avons trouvé. Et nous avons officiellement lancé le projet en allant y faire quelques prises de vue.

Voici en exclusivité les premières photos d’Alone Cyclone.

100 friends – Portraits d’amis

100 friends – Portraits d’amis

En décembre 2013 j’ai entamé un projet intitulé « 100 Strangers » dont l’objectif est de prendre des inconnus en photo dans la rue. Il y a beaucoup de difficultés à surmonter pour prendre des inconnus en photo.

En revanche, elles tendent à disparaître lorsqu’il s’agit d’amis. Pas de peur d’aborder un étranger dans la rue, pas besoin de justifier le pourquoi de la photo, pas de projet à expliquer, pas de carte de visite à tendre pour rassurer, pas d’effort à fournir pour mettre à l’aise une personne que l’on ne connait pas et à qui l’on demande de poser et d’avoir l’air naturel… juste des proches qui sont là et qui se laissent prendre en photo à leur insu… dans l’intimité d’une soirée entre amis, dans la joie d’un bon repas partagé, dans la douceur d’une sieste dans un parc, dans le tumulte d’une virée en vélo…

J’ai donc décidé de faire un copier-coller de mon projet « 100 Strangers » mais avec mes amis et mes proches, et je copie-colle presque le nom pour l’appeler « 100 Friends« . Pas très original, mais la paresse intellectuelle m’accable au moment même ou je cherche l’inspiration pour un titre encore jamais vu sur le web…

Bref, le projet est officiellement lancé, et voici les 5 premiers portraits d’amis, réalisés avec un vieil objectif Nikon 50mm / f1,8 avec mise au point manuelle.

 

 

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Les gens incroyables – l’homme et la cabine téléphonique

Les gens incroyables – l’homme et la cabine téléphonique

Rue Saint-Martin à Paris, un mardi en fin de journée, je me promène avec mon appareil photo, en quête d’inconnu et d’inconnus à photographier. J’ai déjà pris deux personnes en photo quelques instants avant vers le centre Beaubourg et je songe à bientôt à rentrer chez moi… Quand soudain je tombe nez à nez avec André !

André, vieil homme de la rue qui compense son absence de dents par un grand un sourire et une joie de vivre qui ne peut restée ignorée. Quand on croise André, on s’arrête. Il nous arrête. D’une voix forte et enjouée pour quémander une petite pièce. A la vue de mon appareil photo, il a bondit vers moi et demande à ce que je le prenne en photo en échange de quoi se payer une bière. Puis il courre vers la cabine téléphonique la plus proche et commence un show qui dure quelques minutes. Comme si quelqu’un l’écoutait à l’autre bout du fil, il se met à chanter une chanson connue… dans mon souvenir c’est « Le téléphone pleure » mais ça aurait pu en être une autre, je ne me souviens pas clairement. J’étais absorbé par le personnage alors que j’essayais de le prendre en photo tandis qu’il bougeait dans tous les sens. Il dansait peut-être.

André donc, une rencontre imprévue, insolite, dont je garderai le souvenir ainsi que cette photo qui résume l’instant. Et l’instant d’après, fut tout aussi drôle et imprévu, mais c’est une autre histoire et toujours avec André…

… la suite bientôt !

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Les gens incroyables – L’homme et les oiseaux

Les gens incroyables – L’homme et les oiseaux

Marcher dans les villes peut être un vrai cauchemar : bruit, pollution, stress, indifférence… Mais parfois, au coin d’une rue, derrière une statue, au bord d’un pont, il arrive de rencontrer des gens incroyables.

Artistes de rue ou personnages insolites que l’on croise par hasard, ils peuvent illuminer à leur manière, la journée des passants qui prennent le temps de leur porter attention.

Je me baladais vers l’île Saint-Louis après avoir fait une série de photos. Un peu déçu de ce que j’avais pris jusqu’à présent, je poursuivais mon chemin à la recherche d’un monument, une statue, un arbre, ou mieux, un étranger pour nourrir mon projet « 100 strangers« . Le soleil était bas, le moment idéal pour prendre des photos avec une lumière douce. C’est à ce moment là que mes yeux se sont posés sur ce bras levé et vers lequel cinglaient des moineaux en quête de miettes de pain. Puis l’homme, regardant aux alentours, en ne prêtant que peu d’attention aux oiseaux, comme si sa pose était naturelle.

Les passants le regardaient, certains tentaient de l’imiter. Mais les oiseaux savaient à quel main se fier.

La scène n’a duré que quelques secondes, le temps de prendre deux ou trois photos. J’ai rapidement jeté un coup d’oeil à mon écran pour voir si j’avais bien capturé cet instant. En relevant les yeux, il s’était évanoui à travers la foule. Ou alors il s’est envolé.